


Mardi 20 octobre 2026 à 18 heures
Salle des Fêtes de Thenay
Le mât implanté à Thenay préfigure l’installation d’éoliennes géantes (plus de 200 m).
Un premier mât est déjà implanté à Thenay. Et demain ? Paysages, cadre de vie, avenir de notre territoire : nous sommes tous concernés.
Habitants de Thenay, du Controis-en-Sologne, de Choussy, de Monthou-sur-Cher et de Pontlevoy, retrouvons-nous lors d’une réunion publique.
Venez comprendre le projet, poser vos questions et vous mobiliser pour préserver notre cadre de vie.
Les chiffres
Ce que les éoliennes géantes changent pour les riverains
+ de 200 m
de hauteur en bout de pale
Presque la hauteur de la tour Montparnasse (210 m). Visibles à des kilomètres, les mâts modifient le paysage de façon irréversible.
500 m
distance minimale légale aux habitations
La même qu’en 2010, quand les machines mesuraient 100 à 150 m. En Bavière, la règle « 10H » imposait 10 fois la hauteur, soit 2 km.
20 à 40 %
de perte de valeur immobilière
Dépréciation estimée des maisons situées à proximité des installations, qui deviennent difficiles à vendre.
1 000 t
de béton et d’acier par socle
Chaque éolienne repose sur un massif de ferraille et de béton enfoui dans nos sols agricoles et naturels.
24 h/24
balisage lumineux clignotant
Flashs blancs le jour, rouges la nuit : le ciel nocturne de la campagne n’est plus jamais noir.
30 h/an
d’effet stroboscopique toléré
Le battement d’ombre des pales est admis jusqu’à 30 heures par an et 30 minutes par jour pour les bureaux proches. Les maisons ne bénéficient même pas de ce seuil.
Pourquoi devons-nous nous mobiliser ?
- Cadre de vie et paysage dégradés. Des mâts de plus de 200 mètres visibles à des kilomètres, qui modifient irréversiblement notre environnement naturel.
- Nuisances sonores et santé. Bruit continu, infrasons et effet stroboscopique qui altèrent le sommeil et le bien-être des riverains.
- Tourisme et patrimoine. Châteaux, abbayes, gîtes et chambres d’hôtes : des conséquences lourdes pour l’activité touristique et culturelle.
- Dépréciation immobilière massive. Une perte estimée entre 20 et 40 % pour les habitations proches.
- Biodiversité. Des risques majeurs pour la faune locale, notamment les oiseaux et les chauves-souris.
- Sols et sous-sols détruits. Des massifs de 1 000 tonnes de ferraille et de béton, laissés pour des générations.
Nuisances sonores
« Pas plus bruyant qu’un réfrigérateur » ?
C’est le type de graphique que l’on présente aux habitants : le bruit d’une éolienne comparé à des appareils ménagers, en fonction de la distance. Regardons-le de près.
Ce que montre l’illustration
- 105 dB au pied du mât, comme une tondeuse à gazon.
- 90 puis 80 dB à quelques dizaines de mètres, comme un mixeur puis un aspirateur.
- 50 dB vers 100 mètres, comme un four à micro-ondes.
- 40 dB vers 400 à 500 mètres, comme un réfrigérateur. C’est la distance minimale aux maisons.
Ce qu’elle ne dit pas
- La nuit, à la campagne, le silence se situe entre 20 et 30 dB. Un bruit de 40 dB y est donc très audible. Et l’échelle est logarithmique : 10 dB de plus, c’est un bruit perçu deux fois plus fort.
- Un réfrigérateur ne tourne pas toute la nuit sous votre fenêtre. L’éolienne, si : le bruit est continu, rythmé par le souffle des pales, particulièrement gênant pour le sommeil.
- Les infrasons et les basses fréquences n’apparaissent pas. Mesurés en dB(A), ils sont gommés du graphique, alors qu’ils portent loin et traversent les murs.
- La courbe vaut pour une seule machine. Plusieurs éoliennes de plus de 200 m, un vent qui porte vers les maisons ou le relief de la vallée changent la donne.
- La réglementation ne fixe pas de plafond absolu. Elle tolère un dépassement du bruit ambiant de 5 dB(A) le jour et de 3 dB(A) la nuit.
Démêler le vrai du faux
Ce que les promoteurs ne vous disent pas

« Une éolienne, c’est silencieux. »
La réalité : un bruit permanent, de jour comme de nuit
La nacelle abrite une génératrice de plusieurs dizaines de tonnes. À cela s’ajoute le souffle des pales, dont l’extrémité dépasse les 250 km/h. En 2017, l’Académie nationale de médecine a reconnu la réalité de la gêne sonore et visuelle subie par les riverains.

« Ce parc alimentera des milliers de foyers. »
La réalité : une production intermittente
Une éolienne terrestre en France ne produit en moyenne qu’environ un quart de sa puissance maximale. Sans vent, elle ne produit rien ; par trop grand vent, elle s’arrête. Le nombre de « foyers alimentés » est une moyenne annuelle : quand le vent tombe, ce sont d’autres centrales qui prennent le relais.

« C’est indispensable pour le climat. »
La réalité : notre électricité est déjà décarbonée
Selon RTE, plus de 90 % de l’électricité produite en France est déjà bas-carbone, grâce au nucléaire et à l’hydraulique. Ajouter des éoliennes réduit donc très peu les émissions de CO₂ du pays, alors qu’il faut extraire, fabriquer et transporter des milliers de tonnes de matériaux.

« Le démantèlement est garanti. »
La réalité : une garantie qui ne couvre pas tout
La garantie financière exigée est de 50 000 € par éolienne, plus 10 000 € par mégawatt au-delà de 2 MW : peu face au coût réel d’un démontage. Les parcs sont souvent portés par des sociétés dédiées, qui peuvent être revendues ou disparaître. Si l’exploitant fait défaut, c’est le propriétaire du terrain qui reste responsable.
Comment agir dès aujourd’hui
Rejoignez le collectif de Thenay, Choussy, Monthou-sur-Cher, Pontlevoy
Plus nous serons nombreux, plus la voix des riverains comptera. Laissez-nous vos coordonnées pour être informé des prochaines actions, ou écrivez-nous directement.
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BVCE@laposte.netRéunion publique : mardi 20 octobre 2026 à 18 h
Salle des Fêtes de Thenay
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